Chiloe, une île manquée…

imageLa carretera australe terminée, nous embarquons sur un gros bateau : au programme 28h de navigation sur le Pacifique afin de rallier Puerto Chacabuco à Quellon sur l’île de Chiloe. Nous nous arrêtons au gré de petits villages disséminés ici et là ! Pittoresques !!
Heureusement il n’y a pas grand monde sur ce paquebot et nous pouvons profiter de trois sièges chacun pour s’allonger et passer la nuit ! Le luxe !!! Au réveil, le Pacifique se fait sentir : la houle est importante… Un petit tour sur le pont afin de prendre l’air et on se sent mieux !

Nous arrivons à Quellon, à l’extrême sud de l’île de Chiloe, sous un imagebeau soleil : ça y est, nous l’avons enfin retrouvé après nos 3 jours de déluge à Puerto Aysen !!! Il fait beau, il fait chaud, ça fait du bien ! Sur le bateau, nous avons rencontré Alice et Pierre voyageant pendant un an qui nous conseillent de rejoindre directement Castro, capitale de l’île de Chiloe et au centre de celle-ci. C’est donc reparti pour 2h de bus ! Nous arrivons vers 22h à Castro : en quête d’une auberge, nous trouvons refuge chez une mamita du coin !

Au réveil, le temps est mitigé… Que faire ici ?
Longue de 200 kms et large de 50 kms, Chiloe a toujours occupé une place à part au Chili par son isolement et sa spécificité géographique, historique et culturelle. Découverte seulement en 1553 par les conquistadores espagnols, elle fut rapidement colonisée par les jésuites : des 150 églises encore debout aujourd’hui, 16 d’entre elles sont inscrites au patrimoine de l’UNESCO et sont une des attractions de l’île.
Mais Chiloe, c’est aussi les maisons traditionnelles construites en bois d’alerce et peintes de couleurs vives et variées. Enfin, Chiloe c’est imagesurtout le poisson : cela fait plus de 5 mois que nous n’en avons pas mangé – bien que l’Argentine possède une frontière maritime colossale, la viande est le maître-met dans le pays, alors qu’au Brésil, le poisson est toujours frit ! Bref, nous retrouvons de bon et vrai poisson ! Un plaisir pour les babines !! Au programme : ceviche de saumon, un délice, puis saumon à la plancha au marché de Castro – succulent et pas cher (3500 CLP/kilo, soit 4,5 euro le kilo de saumon !!!!). Ainsi que le « curanto », la spécialité du coin : un mélange de pommes de terre, porc, poulet, gros coquillages, souvent des coques, et grosses moules ! Savoureux et roboratif !!! Vous l’aurez compris, nous sommes gourmands ! 🙂

Côté culture, nous partons visiter l’isla Quinchao à quelques imagekilomètres de Castro et réputée pour son église en bois : malheureusement, nous arrivons le seul jour de la semaine où l’église est… fermée !! Nous rebroussons chemin !!! Nous nous rendons vite compte que si nous voulons véritablement profiter de Chiloe et ne pas passer à côté de cette ile, il faut pouvoir l’explorer en indépendant, avec sa propre voiture et ne pas être tributaire des transports en commun… Nous ne sommes pas encore en haute saison, les bus desservant les différentes parties de l’île sont aléatoires, il y en a parfois que deux ou trois par semaine, et louer une voiture n’est pas inscrit à notre planning budgétaire. L’intérêt de Chiloe est de pouvoir traîner le long de la route côtière et de s’arrêter dans les petits villages de pêcheurs. Nous réalisons vite que malheureusement nous n’allons pas pouvoir la visiter comme nous le souhaitons et que nous allons sûrement passer « à côté » de cette ile.
Après Castro, nous nous rendons à Ancud au nord de l’île. Nous traversons de très beaux paysages : l’île est très vallonnée mais l’océan se laisse toujours apercevoir et surtout tout est bien vert, du fait de la pluie abondante. Des paysages d’Irlande selon les dires… ? Nous ne imagepouvons confirmer n’étant jamais allé en Irlande ! On nous a conseillé le Nord-Est de l’île; une fois encore, faute de transports en commun, nous ne pouvons nous y rendre. Nous sommes un peu coincés… Que faire ?

Après moultes hésitations, nous décidons finalement de quitter l’île n’ayant eu qu’un petit aperçu de cette terre. Nous partons avec un sentiment d’inachevé et de ne pas avoir pu sentir l’âme de Chiloe. Dommage.
Cap sur Pucon, plus au Nord et région volcanique du Chili !

Infos pratiques pour les voyageurs
– nous ne le savions pas en arrivant sur l’île mais il faut avoir son propre véhicule pour pouvoir profiter pleinement de Chiloe et en prendre le pouls !
– ne pas hésiter à aller manger a la gargote du marché de Castro : ceviche pour 1500 CLP, pavé de saumon à la plancha pour 3500 CLP et vu la quantité, il y en a largement pour deux !!!
– l’hostal El Mirador à Castro est un très bon rapport qualité-prix : 14 000 CLP la chambre double. Rien à redire.

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